Amélie
Expatriée à Montréal depuis 2016 avec mon conjoint, c'est au pays des caribous que je vais continuer à vous partager mes recettes, voyages et quotidien

Mon accouchement & post-partum (1 mois après)

Mon accouchement

Premier juin 2020

J'avais rendez-vous le matin avec mon médecin pour le dernier rendez-vous de suivi de ma grossesse. Comme j'avais quelques douleurs à la tête et une tension un peu plus élevée que d'habitude, elle a préféré m'envoyer à l'unité de naissance pour faire un examen plus complet et surtout écarter une pré-éclampsie. 
Direction l’hôpital donc, par sécurité elle nous à quand même dis d'apporter toutes les affaires nécessaires si jamais je devais accoucher. Les examens se font très rapidement, prises de sang et monitoring, j'ai quelques contractions mais elles n'étaient pas encore assez rapprochées. Le médecin de garde vient me voir, mes résultats sont négatifs et mon col est toujours dilaté à 1cm, je peux donc retourner à la maison. 

Sur le chemin du retour, on décide de s'arrêter manger, il était bientôt 15h et nous n'avions pas encore déjeuner, puis c'est là, assise dans la voiture que j'ai commencé à avoir des douleurs au ventre et dans le bas du dos, j'ai essayé de m'installer au mieux, de sortir de la voiture, de marcher mais rien n'y a fait. On rappelle donc la maternité qui nous dis de venir quand même pour que je me fasse à nouveau ausculter.
Encore une fois Thomas me dépose à l'hôpital, on me place dans un lit on m'ausculte et là, surprise, j'était dilatée à 2 cm, les contractions se rapprochaient de plus en plus mais la douleur était très supportable. 
Finalement c'est vers 16h que je rencontre la médecin qui me dis, "ça y est vous êtes en travail, votre conjoint peut venir". Quelques minutes plus tard on me propose de prendre un bain, un vrai bonheur, c'était tellement relaxant... Puis vers 18h on nous transfert dans une chambre, on me propose une balle et de reprendre à nouveau un bain quand je le souhaite. 


Vers 21h, l'infirmière m'ausculte à nouveau et je suis maintenant dilaté à 4.5, le médecin propose de me rompre la poche des eaux par la suite, puis comme les examens gynécologique deviennent très inconfortables, elle me propose également d'appeler l’anesthésiste pour venir me poser la péridurale. Quelques minutes plus tard, c'était fait, c'est inconfortable et légèrement douloureux mais encore une fois supportable. En tout cas c'est vraiment magique, je pouvais encore un peu bouger mes jambes mais je ne sentais plus rien, c'était parfait !
A 22h30, le médecin revient m'ausculter, mon col n'avait pas bougé donc elle décide avec mon accord de me rompre la poche des eaux puis de nous laisser nous reposer. 




Deux juin 2020

Après ça, je n'ai plus du tout la notion du temps, mais dans la nuit comme je n'arrivais plus à uriner (c'est très fréquent lors d'une péridurale), il a fallu me poser une sonde urinaire et j'ai été prise d'une crise d'angoisse, mon corps n'arrêtait pas de trembler puis finalement j'ai fais une chute de tension à 7. Évidement je me souviens vaguement de ce qui s'est passé, c'est Thomas qui m'a raconté, une bonne frayeur mais tout est rentré dans l'ordre. 

Puis est arrivé le moment des poussées, nous étions accompagné d'une infirmière pour m’entraîner à pousser dès que j'avais des contractions. Je ne sais plus combien de temps ça à durer mais c'était très long. Finalement le médecin est arrivé avec une autre infirmière et j'ai continuer à pousser... pendant 2h30 au total... avec en cadeau des remontés acides et des douleurs musculaires dans l'aine, ce n’était vraiment pas agréable. La tête d'Alice était déjà bien engagée et elle était toujours en bonne santé, de mon côté je commençais à perdre un peu plus de sang, le médecin m'expliquait que comme le travail était long mon col commençait à s’abîmer, elle m'a donc proposé d'utiliser la ventouse, mais nous avons refusé et je ne sais pas comment vous l'expliquer mais j'ai eu un regain d’énergie pour pousser et c'est finalement à 6h16 que notre petite puce est arrivée.
J'étais dans un état de soulagement mais surtout d’épuisement et moi qui croyais que ça allait être terminé, non. Malheureusement, lorsqu'elle est sortie, j'ai eu une déchirure au troisième degré (heureusement que j'avais la péridurale...) il a donc fallu appeler une gynécologue pour qu'elle vienne me recoudre, j'ai l'impression que ça a duré une éternité et puis quand elle a eu terminé, ça n'a pas pris plus de 10 min pour tout ranger dans la chambre et pour nous retrouver tout les trois.



Post-partum 

Je ne vais pas m'étaler sur le séjour à la maternité car ici au Québec ou même en Amérique du Nord (il me semble), si tout se passe bien, votre séjour dure 36h, un séjour bien trop court, surtout pour un premier bébé je trouve.
Lorsque nous sommes sortis je pouvais à peine marcher et m'asseoir, les jours qui ont suivis n'ont pas été de tout repos, il faut savoir que je désirais allaiter Alice, ce que j'ai fais à la maternité mais très vite,  j'ai été prise de douleurs aux seins, deux jours après des crevasses étaient là. Il m'était impossible de continuer à l'allaiter, je souffrais trop. Nous avons du faire une pause et passer au lait maternisé, je continuais quand même à tirer mon lait. Quelques jours après, lorsque nous sommes retournés à la maternité pour faire ausculter Alice (car elle présentait des symptômes de la jaunisse) un pédiatre à finalement regardé sa langue et il s'avère qu'elle à un surplus de tissu au niveau du frein postérieur de sa langue, c'est donc ça qui l'empêche de bien boire. Finalement, après avoir réessayé plusieurs fois, j'ai décider d'arrêter l'allaitement. 

Du côté de ma déchirure, les premiers jours ont été particuliers puisque je ne sentais plus mes cuisses et mon bassin, ce qui m'a d'ailleurs valu un petit aller-retour à l'hôpital 4 jours après car je commençais à être inquiète. Finalement mon examen physique était bon, le médecin m'expliquait que c'était surement dû à la péridural comme mon accouchement à été long ou alors lors de la pause de la péridurale, l'anesthésiste à peut-être touché légèrement un nerf. Mais rien d'alarmant pour lui et de fait, trois jours après je commençais de nouveau à retrouver des sensations. 

Un mois après, les douleurs sont toujours un peu présentes mais je peux commencer à faire un peu plus de choses. Ça a été une période difficile moralement, je pouvais m'occuper très peu d'Alice comme je ne pouvais pas rester longtemps debout, porter, faire de longues marches ou me baisser. Il va falloir du temps, en moyenne on parle de 3 à 6 mois avec de la rééducation pour que le périnée aille mieux et environ 6 mois à 1 an pour retrouver une sexualité normale.




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